Au contraire, vos réflexions philosophiques sont très intéressantes.
Pour ce me concerne - je parle ici en mon nom personnel - je pense que l'idée de base est absurde : tenir la comptabilité de toutes les entreprises de France sur les serveurs de l'état, même en Corée du Nord il ne le font pas. Il s'agit d'un principe de base : ce qui appartient au citoyen appartient au citoyen, pas à l'état. L'état a déjà une vue (légitime) sur les données par les déclarations mensuelles de TVA, une vue automatisée en temps réel n'est aucunement indispensable.
Idem pour le prélèvement à la source : c'est peut-être confortable mais vous avez perdu la maîtrise d'un élément qui vous appartient et n'appartient en aucun cas à l'état : votre travail.
Au résultat, on empile des systèmes complexes, opaques, et insincères (car ils sont conçus pour faire passer en douce des augmentations de taxes), favorables à la fraude et aux niches fiscales pour les copains, pour aboutir à un niveau de prélèvement jamais vu dans l'histoire de France, pour des services publics en déshérence. A l'évidence, cette voie n'est pas la bonne.
Et elle n'est même pas démocratique : elle a pour origine une recommandation de l'OCDE, répercutée par la commission européenne, et a été décidé par un décret de Bruno Lemaire, auteur à succès comme l'on sait, et Gabriel Attal, un charmant jeune homme mais pas vraiment un grand capitaine d'industrie. Cette usine a gaz, qui va em**** des millions d'entreprises, et coûter plusieurs milliards d'euros n'a même pas été débattue par le parlement...
Effectivement, les PA sont une activité économique parasitaire : elles n'apportent rien, ne créent aucune richesse, et sont une rente formidable. Vous relevez à juste titre qu'il n'y a pas de PA gratuite, ce qui était la promesse de l'état au départ. Et que si c'est gratuit, c'est vous le produit.
Nous sommes contraints, sur ce sujet, ce qui ne signifie pas que nous ne le prenions pas au sérieux : nous recherchons un système le moins onéreux possible, et qui préserve la confidentialité : nous pensons qu'il serait anormal que nous puissions avoir un accès à toutes vos données de facturation.